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Le « travail au noir » fait échapper une grande partie de l’activité économique aux règles de solidarité et a toujours été sanctionné à ce titre. L’employeur surpris prenait pour l’essentiel le risque de voir sa responsabilité engagée en cas d’accident et d’avoir à payer des charges.

Déjà peu dissuasives au niveau des particuliers et de l’emploi de saisonniers, ces sanctions étaient particulièrement peu efficaces dans les industries de main d’oeuvre et l’artisanat.

Or, avec l’alourdissement des pressions fiscales et sociales et surtout le développement des flux migratoires mal contrôlés et du trafic de main d’oeuvre dans un marché européen sans cesse élargi, ces pratiques, qualifiées tout d’abord de « travail clandestin » sont devenues un problème de société puni pénalement.

En 1997, le gouvernement français a même solennellement « érigé en priorité nationale la lutte contre toute les formes de dissimulation d’emploi et de trafic de main-d’œuvre » et a fait voter la loi n° 97-210 du 11 mars 1997, codifiée notamment dans les articles L324-9 à L324-15 du Code du Travail, pour élargir et systématiser la lutte contre le « travail clandestin » devenu à cette occasion « travail dissimulé ».

A côté du système répressif particulièrement large mis en place qui fait l’objet de cet article, le gouvernement a également pris certaines mesures, telle la TVA à 5% sur les travaux         ,  pour inciter les particuliers à recourir à des entreprises plutôt qu’à des travailleurs non déclarés.

Ces mesures incitatives ont permis de ramener à la légalité des pans entiers de l’activité de services, notamment dans le secteur de la construction et des services mais, les difficultés économiques, le chômage endémique et la règle des 35 heures qui limitent la possibilité des salariés de travailler légalement, incitent souvent ceux-là même que la loi est sensée protégée à organiser entre eux des trocs de services ou à les vendre aux dépens des petites entreprises de proximité.

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